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Partition entre archives personnelles et archives professionnelles

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Inventaire général de 1842, 72 J 353

On touche là à une autre difficulté rencontrée, récurrente, qu’est le mélange entre les archives de l’entreprise et les archives personnelles. Ce fonds concerne une entreprise familiale où les statégies familiales et entrepreneuriales sont complémentaires. La frontière est donc ténue entre le champ personnel et l’activité professionnelle.

Ainsi le registre d’inventaire général de l’entreprise « Houlès père et fils » pour l’année 1842 démarre par le titre « Inventaire général de tout ce que je possède » (72 J 353, fol. 103). Le « je » vaut pour tout le patrimoine de l’entreprise.

En 1851, l’année de la mort de Pierre-Elie Houlès, le journal de l’entreprise (72 J 269) précise beaucoup de dépenses personnelles : le 6 novembre 1851, « Louisette Houlès à madame Irma Vidal [veuve Houlès] sa mère pour restitution de sa dot dont le compte Houlès fils a été crédité » (fol. 168). Dans ce même registre, à la date du 20 avril 1851 (fol. 12), sont consignées des dépenses personnelles comme les journées payées à Glayzes, garde de la propriété privée des Faillades, pour avoir arraché des arbres, ou encore des pommes de terres. On note encore, pour Louisette, l’achat d’un chapeau de paille, du damas, du calicot et une caisse pour emballer ces objets (13 juin 1851, fol. 42). En avril 1852, Cormouls fait des « réparations au domaine des Faillades » (fol. 297) et en juin achète « un emplacement pour le mausolée dans le cimetière protestant » pour honorer la mémoire de Pierre-Elie Houlès (fol. 319). Le journal de l’entreprise peut donc se révéler riche de renseignements personnels !

A l’inverse, dans le fonds d’archives familiales 104 J, aux copies des lettres « personnelles » envoyées par Gaston Cormouls-Houlès à ses proches, enfants, petits enfants sont mêlées des lettres envoyées à ses associés, nourries de considérations sur le commerce, la laine ou ses concurrents. Les archives personnelles peuvent donc fournir également des informations précieuses sur les sociétés de commerce.

Pour la clarté de l’inventaire, nous avons essayé - autant que faire se peut - de séparer les archives professionnelles, regroupées en début d’inventaire et classées par sociétés, et les archives familiales, analysées en fin d’inventaire et rattachées à une personne ou à un couple.

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