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La filiation des sociétés, difficile à mettre en évidence

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Vente par Louis Victorin de la moitié de l'usine Saint-Sauveur à Pierre-Elie Houlès, 1837, 104 J 169

Le fonds Cormouls-Houlès concerne plusieurs sociétés ayant existé simultanément ou successivement. D’un point de vue typologique, les différentes entreprises produisent les mêmes documents : comptabilité et correspondance notamment. Or, les documents eux-mêmes ne portent pas toujours d’indication précise sur le nom de la société à laquelle ils se rapportent : au sein de l’entreprise elle-même, cette mention était certes superflue.

Pour construire le plan de classement, il a fallu identifier la société productrice. Ce travail a été particulièrement difficile pour la période de 1829 à 1847 environ où existent simultanément la société des frères Houlès puis la société « Houlès père et fils » d’une part, et la société « Vène-Houlès et Cormouls » d’autre part. L’identification a nécessité un examen approfondi des documents : les signatures, les intitulés des items comptables ont été passés au crible lorsque les documents n’identifiaient pas clairement la société productrice.

A partir du milieu du XIXème siècle, lorsque Ferdinand prend en mains le destin de la société, toutes les archives se rapportent nécessairement à une seule et même entreprise et le cadre de classement est simple à établir.

La difficulté surgit à nouveau vers 1891-1893 alors que les trois fils de Ferdinand se séparent. Il est alors indispensable de distinguer les archives de la branche de Jules et les archives de la branche de Gaston Cormouls-Houlès.

Toutes ces raisons expliquent la structuration de l’inventaire, pour la partie « professionnelle ». En premier lieu sont décrites les archives de l’association entre Ferdinand et Louis Victor Vène entre 1829 et 1847 environ. Cette association sera en effet sans postérité industrielle. On sait qu’en novembre 1837 Louis Victorin Vène vend, avec le consentement de Ferdinand Cormouls, la moitié de l'usine Saint-Sauveur à Pierre-Elie Houlès (104 J 169). Les archives de la société entre Ferdinand et Louis Victor Vène ne vont pas au-delà de 1847 (72 J 589).

Copie des lettres envoyées par la papeterie Saint-Sauveur à Mazamet, 1833, 72 J 579

 

 

 

Ensuite viennent les archives des entreprises Houlès successives. Ferdinand poursuit l’aventure avec son beau-père et y associe ses enfants. Le nom de la société change : « Houlès père et fils » puis « Houlès père et fils et Cormouls » puis « Cormouls-Houlès père et fils », mais les archives attestent bien par la continuité des séries de documents qu’il s’agit d’une seule et même maison de commerce jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Le plan de classement rend également compte de la séparation des trois frères avec une branche Jules et une branche Gaston distinctes à partir de 1891-1893.

Certaines sociétés « parallèles » apparaissent dans le fonds Cormouls-Houlès. Elles n’ont pas de lien direct avec l’industrie textile ou le délainage, mais se rattachent à la société « Houlès père et fils et Cormouls ». Dans le plan de classement, elles figurent donc dans la rubrique Usines de cette société. Il s’agit d’une part de la papeterie Saint-Sauveur à Mazamet, dont on conserve un registre de copies de lettres envoyées (72 J 579). Cette papeterie est achetée en 1833, mais son exploitation semble s'être arrêtée en octobre 1835. Il s’agit d’autre part de l’usine à gaz de Mazamet. Cette usine est assez bien documentée puisqu’on a pu identifier 15 articles relatifs à son activité entre 1853 et 1873. Le nombre d’articles a justifié qu’on développe le plan de classement : domaine, comptabilité et correspondance.

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